Héron cendré

Ardea cinerea

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cliché Nidal Issa

Le héron cendré a un plumage à dominance grise, un cou blanc et une poitrine tachetée de noir, une tête blanche avec des lignes noires s’étirant de l’œil à l’arrière du cou. Son bec, en forme de poignard et ses pattes sont jaunes. Lorsqu’il est jeune, son apparence est plus terne, avec les motifs de la tête moins marqués. En vol, les ailes sont très amples, le cou replié et les longues pattes alignées sous le corps dépassent largement de la queue.

Le héron cendré est un grand échassier solitaire. Très prudent, il ne se laisse pas approcher et s’envole précipitamment quand il est dérangé. Il faudra alors s’armer de patience pour observer sa pêche à l’aube ou le soir. Il est également fréquent de le voir planter en plein champ, immobile, guettant le campagnol imprudent qui passera à porter de son bec.

Les hérons cendrés nichent généralement en colonie (héronnière), laquelle peut être fréquentée durant des siècles. Notons qu’une telle ancienneté est très rare en France où ne subsitait qu’une seule héronnière entre les deux guerres... La période de couvaison débute tôt souvent avant que les premières feuilles n’apparaissent sur les arbres.

En Charente-Maritime, le héron cendré se comporte souvent en précurseur dans la conquête de nouvelles colonies, attirant par la suite d’autres ardéidés. Le recensement de 2000 a permis de compter 1867 nids répartis en 38 colonies. Trois colonies dépassent les 200 nids, à La Gripperie-Saint Symphorien (264), à Artouan (254) et à Breuillet (256). La population de Charente-Maritime semble atteindre un seuil de saturation. En effet, le total des nids est passé de 1926 nids en 1994 à 1512 en 1997 après une vague de froid en janvier, qui a entraîné une mortalité sensible pour remonter à 1867 en 2000.
Les marais de Brouage et de Seudre hébergent 63 % (1217 nids) des nicheurs du département.
Les autres colonies se répartissent sur l’ensemble du territoire, depuis le Marais Poitevin ( 71 nids en 4 colonies) jusqu’au bords de Gironde ( 149 nids en 6 colonies) en passant par la vallée de la Charente (141 nids) et les îles de Ré (115 nids) et d’Oléron (73 nids).


Mis à jour le : lundi 21 octobre 2013

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