Faucon émerillon

Falco columbarius

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cliché Jean-Yves Piel

Le Faucon émerillon est présent du mois de septembre au mois d’avril dans notre département, où il semble plutôt apprécier les zones côtières. En effet, plus de 84 % (n = 327) des observations de ce petit faucon nordique se font sur le littoral et à moins de 20 km des côtes. Cette proportion sans doute surévaluée, provient du fait que peu d’ornithologues arpentent l’intérieur de la Charente Maritime pendant la saison hivernale.
En moyenne, 3 à 4 Faucon émerillon sont observés au mois de septembre et d’avril correspondant à l’arrivée des premiers migrateurs puis au départ des derniers migrateurs. Cette moyenne s’élève à plus de 8 oiseaux d’octobre à décembre puis baisse légèrement à 6 de janvier à mars - moyennes calculées sur les années 1998 à 2004 - synthèse ornithologique LPO Charente-Maritime (P. Trotignon, N. Gendre, P. Jourde).
Le Faucon émerillon est donc, dans notre département comme dans le reste du pays, un migrateur et un hivernant régulier mais assez peu commun.
Ces observations concernent souvent un oiseau seul, montrant le comportement plutôt solitaire du Faucon émerillon en hiver.

Le Faucon émerillon niche du nord de l’Europe à la Sibérie centrale (ssp aesalon) ainsi qu’en Islande, sur les îles Féroé et au nord de la Grande-Bretagne (ssp subaesalon).

Sa nourriture se compose essentiellement de petits oiseaux (alouettes, pipits,...) qu’il repère souvent à partir d’un petit promontoire (1 butte de terre, 1 pied de tournesol ou de maïs ou 1 arbre) avant de s’élancer en rase-mottes et de surprendre ses victimes qu’il poursuit quelquefois pendant plusieurs dizaines de secondes.
Il peut consommer cependant des petits rongeurs et des insectes comme les libellules ou les coléoptères, mais ceux-ci ne représentent qu’une faible part de son alimentation.

Durant les années 50-60, le Faucon émerillon, comme le Faucon pélerin a été victime des pesticides organochlorés puisque ce faucon se nourrit d’oiseaux intoxiqués par ces substances. Depuis leur interdiction, les effectifs de Faucon émerillon sont remontés et semblent assez stable en Europe du Nord.

Ce faucon, qui est le plus petit de son espèce (son envergure est comprise entre 55 et 69 cm seulement) peut être facilement repéré lorsqu’il chasse. Dans les champs, un faucon de la taille du crécerelle à la poursuite d’un passereau dans des acrobaties à la limite du décrochement sera la signature de l’émerillon ; sur les vasières, une silhouette de petit faucon provoquant l’envol d’une multitude de limicoles sera aussi son oeuvre sauf si de loin, vous le confondez avec le Faucon pèlerin qui utilise la même technique de chasse.


Mis à jour le : lundi 21 octobre 2013

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