Cigogne blanche

Ciconia ciconia

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cliché Nidal Issa

Très grand oiseau élégant et gracieux à long bec rouge (gris foncé chez le juvénile), corps blanc souvent sale, longues pattes rouges. Vol direct, bas, longues ailes plates digitées, cou et pattes tendus. Maîtrise le vol plané, ailes à plat, souvent en groupes spiralés pour s’aider des mouvements chauds ascendants.

Longueur : 0,95-1,10 m. Envergure : 1,80-2,18 m. Poids : 2,50 à 4,50 kg.
Longévité : jusqu’à 25 ans.
Muette mais claquements de bec bruyants, souvent pendant la parade.

Nid imposant de branchages. 1 ponte de 2-4 oeufs d’avril à juin.

Se nourrit d’insectes aquatiques, de petits rongeurs, d’écrevisses américaines, de batraciens, de petits poissons, de vers dans les zones humides ou en eau peu profonde, en terrain ouvert et dégagé.

Migre vers l’Afrique à la fin de l’été et revient en Europe pour nicher.

Sur la base d’observation régulière de cigognes faisant escale au cours de leur migration pour s’alimenter, en particulier dans les marais littoraux, mais aussi d’un premier cas de nidification en 1962, puis d’un retour d’oiseaux nicheurs en 1978, des bénévoles du Groupe Ornithologique Aunis-Saintonge, ont installé des plateformes artificielles, pour inciter des couples de cigognes à tenter l’aventure de la nidification dans ces zones humides riches en nourriture. Leur travail et leurs espoirs ont été récompensés, puisque l’effectif des Cigogne blanche, venues profiter de ces sites gracieusement offerts, est allé croissant, faisant de la Charente-maritime un des départements français les plus productifs en matière de nombre de jeunes cigogneaux à l’envol.

Site de nidification du marais poitevin
Site de nidification du marais poitevin
cliché Stéphane Cohendoz

Cela fait maintenant plusieurs années déjà que les plateformes ne sont plus installées en Charente-Maritime et que les Cigognes recherchent elles mêmes des supports élevés pour nicher en sécurité et minimiser les risques de prédation : pylônes électriques, il est vrai, mais aussi grands arbres, et arbres morts. Un arbre de St Jean d’Angle, en lisière de marais de Broue, s’est ainsi converti au fil des ans en véritable HLM à cigognes avec pas moins d’une vingtaine de nids où tout ce petit monde claquette et glottore à l’envi. Seuls, les sites trop humanisés sont boudés car « notre » cigogne est généralement de moeurs assez individualistes. C’est d’ailleurs une grosse différence avec les populations orientales européennes de Cigogne blanche, beaucoup plus anthropophiles, qui ne dédaignent pas aligner leurs nids, comme en Hongrie, sur tous les poteaux électriques des rues des villages, les cheminées et les toits des maisons.

Présentes depuis les bords de Gironde jusqu’à Nuaillé d’Aunis au nord, 232 couples se sont installés en 2008, 180 ont réussi à mener jusqu’à l’envol 514 jeunes.

En 11 ans de suivi (période 1995-2005), la Charente-Maritime a vu l’envol de 2577 cigogneaux pour 1000 couples installés et 865 ayant réussi leur nichée (chiffres tirés des rapports annuels sur les résultats de la reproduction de la Cigogne blanche en Charente-Maritime écrits par Michel Caupenne de la LPO).
La Charente-Maritime présente ainsi un intérêt national très important pour cette espèce en se situant au 3ème rang après les deux départements alsaciens.

Dans un premier temps, un programme de baguage a été mis en place et permet ainsi de suivre les couples et les jeunes d’année en année.
En pays rochefortais, l’oiseau a servi de fil conducteur pour aboutir à une fête de la cigogne tous les printemps. L’implication de cette Communauté d’agglomération a conduit à la pose de balises Argos sur quelques oiseaux et au suivi migratoire jusqu’en Afrique de certains.

Bien que la majorité des oiseaux quittent nos marais en août, quelques individus trouvent de la nourriture pour passer l’hiver dans le marais de Brouage.

PS : de nombreuses cigognes sont aujourd’hui baguées, alors si vous faites la lecture d’une bague, reportez-vous au site ciconiafrance afin de connaître et de contacter le bagueur. En échange de votre observation, il vous fera parvenir l’historique de vie de l’oiseau.


Mis à jour le : jeudi 5 décembre 2013

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